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. Un livre d'images plein écran offert à tous ! . |
Les
couleurs de l'ambiance béarnaise, visitez chaque photo et légende
du tableau ci-dessous !
.Ici,
dans ces vallons, les ours descendaient en même temps que les bergers,
pour prélever leur nourriture.
Retrouvez
en bas du tableau d'images, la suite des anciennes cabanes de berger,
reconstituées
par Jacques Vyns.
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(Prise de vues, fin octobre 2004)
Pourquoi le déclin naturel de l'Ours
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Tout d'abord, il convient de rendre un hommage appuyé aux habitants des vallées d'Aspe et d'Ossau dans les Pyrénées.
Ces Béarnais sont à féliciter d'avoir su cohabiter avec les ours aussi longtemps !
Cet état de fait ne doit appeler dans l'esprit de tous, qu'un profond respect à leur égard.
Mais qu'est ce qui a changé depuis 100 ans ?
Aujourd'hui, dans
cette "mécanique équilibrée" d'antan, plusieurs "polluants",
maintenant imbriqués, se superposent.
1 - Le développement économique des vallées :
A l'époque, vers 1910, 1950, la seule petite route d'accès depuis Asasp, faisaient de Lourdios (et les autres) un village perdu. Une centaine d'ours vivaient ici, dans les forêts presque inaccessibles, et descendaient aux abords des villages prélever leur nourriture, dès que les bergers quittaient les pâturages, vers la mi-octobre. Il arrivait aussi que des chasseurs, tuent un ours ça et là, las de voir les troupeaux trop souvent attaqués. Cette cohabitation était naturelle et légitime.
Voici les
faits
à prendre en compte :
- La population
Française est passée de 37 millions en 1950 à 62 millions
aujourd'hui, et presque 70 millions en été.
- Dans l'ensemble
des massifs montagneux français, les routes et pistes sillonnent
les moindres parcelles de forêt. (20 fois plus qu'en 1960).
- Le problème
est le même sur l'ENSEMBLE de la planète : Pour citer Nicolas
Hulot ; "Au XXème siècle, la population mondiale
à triplé, les chiffres de l'économie mondiale ont
été multipliés par vingt, la consommation de combustibles
fossiles par trente, la production industrielle par cinquante, et les
quatre
cinquième de cette augmentation se sont produits après 1950".
Et
inéluctablement : "En 2025, l'humanité ne bénéficiera
plus que du quart de la quantité d'eau disponible en 1950".
Dans les vallées des Pyrénées (Aspe et d'Ossau), le développement économique n'a pas été si rapide qu'ailleurs; c'est pourquoi, il y a encore des ours !
Néanmoins
on constate :
Pour ne donner
qu'un exemple précis, (Carte IGN TOP 25 N° 1546 OT) :
En 1960, à
Lourdios Ichère, la route s'arrêtait avant le col d'Ichère
à l'est, et à "Badarié" au sud-ouest, Lourdios était
ainsi un cul-de-sac et non un passage.
Aujourd'hui, le
beau territoire à ours qu'est la splendide forêt d'Issaux
est "sillonné" par des routes qui permettent d'aller, en continuant
aprés "Badarié", d'une part à la Pierre Saint-Martin
à l'ouest (D441), et d'autre part à Osse-en-Aspe (D442),
et Lees-Athas (D441) à l'est. (Ces routes permettent de surcroît
l'accés à de nouvelles pistes !)
Pourtant, personne n'était venu perturber les lieux depuis les bûcherons de la marine royale du XVIIIème siècle, qui venaient ici prélever les arbres pour confectionner les mâts des grands voiliers de l'époque !
Nous avons le
souvenir
précis du silence ABSOLU qui régnait au coeur de la forêt
d'Issaux en 1960.
Jamais, nous n'avons
pu retrouver un tel silence dans cette forêt !
Il était
alors courant de voir l'ours descendre aux abords du village de
Lourdios,
au début de l'hiver.
- Maintenant, les tronçonneuses et autres camions permettent à seulement 3 hommes de couper et de charger un hectare de bois par jour, et surtout pénètrent toujours plus profondément dans le territoire de l'ours grâce aux nouvelles routes et pistes.
- Il ne reste
plus maintenant à l'ours un territoire suffisamment grand et tranquille
pour qu'il puisse survivre.
Ceci l’oblige a
être de plus en plus mobile. L’apport énergétique de
sa nourriture est tout juste équivalent à la dépense
effectuée pour la récupérer. Ce point d’équilibre
entre la dépense et les bénéfices d’énergie,
(le passif et l’actif de l’alimentation) à présidé
à l’extinction ou à la prospérité de bien des
animaux sauvages. Pour peu qu’il lui soit moins rentable de chercher à
manger que de rester à se reposer, un animal finit par s’éteindre.
Ce qui expliquerait en partie, la disparition progressive de notre «
ursus arctos pyréneica ».
Voir la réduction progressive du domaine vital des ours.
Fort de ce constat, Jacques Vyns, en 1980, avait prévu la disparition totale de l'Ours pour 2000. Il s'est seulement trompé de 4 ans car Papillon a eu une résistance exceptionnelle.
Voir la courbe prévisionnelle du déclin de l'ours dans les Pyrénées.
Il n'y a donc PAS
DE SOLUTION autre que de limiter la prolifération des hommes sur
la planète. Cette espèce unique d'homo sapiens-sapiens se
répands de façon exponentielle, poussée par une économie
de marché qui ne laisse plus la place suffisante aux animaux et
à l'équilibre de la nature en général.
Nicolas Hulot
ne cesse d'alerter à ce sujet les politiques !
Lire
en référence : "Le syndrome du Titanic" de Nicolas Hulot,
aux éditions Calmann-lévy.
Un
livre essentiel, à lire d'urgence !
L'ours en liberté
disparaîtra, C'EST UN FAIT, notre responsabilité est COLLECTIVE.
Cette disparition
s'inscrit comme tant d'autre, dans l'évolution infernale que nous
imposons à notre planète.
L'avenir sera encore
plus noir, pour se terminer rapidement par notre disparition, car nous
avons perdu le sens de la continuité de l'espèce, nous sommes
devenus aveugles à ce qui nous entoure.
PERSONNE ne peut
se permettre de critiquer quiconque.
Il est, pour l'instant, un constat triste mais réel, que nul ne peut ignorer : OURS en liberté n'est pas compatible avec DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE.
Pour qu'une espèce soit viable à long terme, il faut qu'elle soit représentée par un grand nombre d'individus. Pour garantir la survie d'un grand nombre d'individus, il faut un espace en relation avec ce nombre.
Pour restaurer
cet espace : Sauf à bloquer totalement l'économie et
le développement d'une partie de la région, et ainsi réintégrer
les ours dans leur milieu d'antan, c'est à dire sans les routes
et sans les pistes, aucune autre solution ne s'avèrera efficace
pour conserver des ours en liberté.
Il faudrait aussi
au moins réintégrer 40 ours minimum, dans leur milieu
d'antan restauré !
Ceci est
impossible
maintenant.
Nous ne pensons
pas être bien loin de la vérité en écrivant
ceci !
Le plus grand prédateur de la planète, c'est l'espèce humaine, sa capacité de destruction et de pollution à été multiplié par 100 depuis 1900 alors que son cerveau ... a même pour beaucoup régressé, en ce sens que la majorité de ceux qui vivent dans les villes ont perdu l'écoute et le contact permanent avec la nature.
A ce titre il est capital de préciser, nos photos en atteste, que les populations de ces vallées perdues des Pyrénées sont restées authentiques et relativement hermétiques au développement économique. Ils consomment et polluent 20 fois moins qu'un citadin ! Beaucoup devraient prendre exemple. On est loin ici des appartements surchauffés et climatisés des villes, des poubelles remplies d'emballages plastiques, et on ne mange pas de fruits exotiques qui arrivent à Rungis en 747. On consomme ce que l'on produit, ce que l'on conditionne soi-même, on n'achète que le sucre et le café et on roulait trés peu en voiture, certains n'en ayant pas. Mais l’évolution étant ce qu’elle est, avec la prolifération des routes, le désenclavement de toutes les exploitations, les voitures se multiplient, les tracteurs sont rentrés dans le paysage, les quads agricole découvrent les pistes… ...et les camions arrivent. On appelle ça le progrès. Et qui pourrait critiquer ce progrès qui a rendu la vie de l'homo sapiens-sapiens plus facile et plus sûre, en permettant ce développement qui continue sans cesse, même au détriment des autres espèces. C'est la simple loi de la nature qui s'applique ici, comme ailleurs.
Par contre,
...
il y a une catégorie d'homo sapiens-sapiens en voie de disparition
que PERSONNE ne remplacera s'ils disparaissent : LES BERGERS
!
... et leurs cabanes !
Personne ne
peut
mieux décrire l'historique, que Jean Lassalle, enfant du pays,
puis élu de la vallée.
Personne ne peut
mieux représenter les habitants de ces vallées.
Vous irez donc lire ce texte de 1996 :
>>> Des montagnes, des ours et des hommes, par Jean Lassalle
On constate
aussi,
dans la composition de ce lobby de l'ours que certains recherchent leur
intérêt particulier pour conserver leur fond de commerce !
3 - Les associations de protection des grands prédateurs :
On serait en
droit
d'attendre des associations de protection des grands prédateurs
en France, un rôle bénéfique en ce qui concerne la
protection de ces nobles animaux, malheureusement, on constate qu'elles
tiennent toutes des propos très virulents et non constructifs, qui
attisent les polémiques et alimentent les médias. Aucune
ne prend en compte le contexte général.
On lit sur certains
de leurs sites des propos haineux et irréfléchis qui attestent
incontestablement de la profonde méconnaissance globale du problème
de l'ours, problème indissociable de l'évolution globale
de la planète, largement décrit dans le livre de Nicolas
Hulot "Le syndrome du Titanic", un livre référence que chaque
citoyen devrait avoir lu !
Aucune ne prend
en compte le contexte général car chacune ne pense en fait
qu'à "alimenter son fond de commerce".
Bien que les idées défendues par ces associations soient louables, et c'est ceci qui rassemble, (il est incontestable que le grand public aimerait voir dans les Pyrénées, dans les Alpes ...dans les Vosges...) des ours en liberté, mais il est totalement indécent de ne pas informer globalement et de manière objective les populations.
Dans leurs manifestations pour l'ours, certaines associations de protection de l'ours ont fait défiler à Paris des enfants avec des pancartes de gentils nounours autour du cou : Il est mensonge de faire croire au public que l'ours est un gentil nounours. C'est un animal noble, qui valorise cette région, mais c'est un prédateur dangereux, qui a, de tout temps, fait parler de lui.
Il est aussi
indispensable
de préciser :
Les sangliers se
reproduisent 30 fois plus vite que les ours,
Les sangliers
mangent
exactement ce que mangent les ours,
Les chasseurs sont
indispensables sur le même territoire pour éliminer
les sangliers.
(Pour comprendre
le coût et l'importance de ces dégâts de sangliers,
allez voir à l'adresse suivante, et revenez ensuite ! : http://www.oncfs.gouv.fr/degats/index.php)
Les bergers et les
brebis sont indispensables à l'entretien de la montagne, sur le
même territoire aussi.
Il est donc normal
d'accepter que des brebis soit attaquées,
Il est donc aussi
normal d'accepter qu'arrive malencontreusement des rencontres
ours-chasseurs
qui finissent mal (pour l'un ou pour l'autre).
La cohabitation de tous est nécessaire, sinon, comme le dit à juste titre Jean Lassalle, c'est la disparition inéluctable de la vie dans la montagne...
La cohabitation ours-berger
et chasseurs-ours à toujours été difficile
et le restera toujours et de plus en plus, chacun se sentant
légitimement
chez lui, et surtout, les territoires restant devenant de plus en
plus
exigus.
Fort de ce qui a
été dit au sujet du développement économique,
il
est inconcevable de s'obstiner à polémiquer.
Si aujourd'hui,
dans l'état actuel du développement du tourisme, des pistes
et des routes, on lâchait quelques ours, il faut bien être
conscient qu'il y aurait inévitablement des accidents avec des groupes
d'enfants ou de touristes ... et on parlerait alors d'inconscience des
pouvoirs publics !
Il est à ce
titre judicieux aussi de rappeler, qu'il y a quelque 30 ans, des
enfants
d'une colonie de vacances avaient trouvé à Borce un gentil
petit ourson dans la forêt. Si la mère ourse avait été
vivante, il y aurait eu au moins dix petits cercueils d'enfants à
Borce !
4 - L'information parcellaire des médias :
Le battage
médiatique
que journaux et télévisions provoquent, alimente et ravive
toutes les polémiques, en donnant successivement la parole à
ceux qui, volontairement ou par ignorance ne donnent aucune information
globale et mettent de ce fait ceux qui les écoutent dans l'incapacité
totale de se faire une idée juste du problème. Tous parlent
sans savoir. Ceci est très nuisible à tous, surtout à
l'ours et aux habitants de ces vallées. Le travail admirable
de Jean Lassalle, qui à sans cesse oeuvré pour une cohabitation
harmonieuse et naturelle des bergers au pays des ours, se trouve
dangereusement
compromis, en tout cas brouillé par les médias avides de
"prime time" et de "première page". Chacun de ces médias
écrivant ou racontant seulement un morceau de l'histoire... Car
l'Ours, il faut en parler objectivement ou se taire !
... Pour conclure :
Force est de constater qu'il est vain, et malhonnête, d'accuser les gens du pays, chasseurs ou bergers des Pyrénées, de la disparition des ours. Ceux des Alpes, des Vosges, seraient alors aussi à blâmer ... mais à l'époque, les médias étaient quasiment inexistants, les "excités" des associations n'étaient même pas nés, et les préoccupations étaient autres ! Il fallait simplement survivre.
Nos chasseurs
d'Urdos,
ce premier novembre 2004, auraient évidemment mieux fait de jouer
au cartes au bistrot. Ceci étant dit, les choses étant ce
qu'elles sont maintenant, il est inutile de se taper la tête contre
le mur des lamentations.
Il est impératif
maintenant que chacun prenne ses responsabilités ; Les associations
qui réclament de nouveaux ours devront prendre leur part de
responsabilité
financière et civile, en regard des dégâts et accidents
générés par ces ours venus d'ailleurs. Il n'est
pas permis maintenant, de se défiler après avoir tant enflammé
le coeur des foules.
D'autre part : Faut-il rappeler que la France est encore un état de droit ! Aucune faute en regard de la législation ayant été commise par les chasseurs, l'état de légitime défense étant prouvé (enquête de gendarmerie et autopsie de l'ours), une quelconque condamnation signifierait qu'en vallée d'Aspe, la vie d'un homme vaut moins que le vie d'un ours !
Pour terminer, il ne faut pas oublier de se souvenir ni occulter que dans les Alpes, dans les Vosges, ... il y a longtemps que les ours ont été éliminés et que les hommes ont conquis leurs territoires, pour de simples raisons économiques. Dans les Alpes, le dernier ours a été tué dans le Vercors en 1937. Que l'on soit pour, que l'on soit contre, c'est un fait. Allons nous revenir sur ceci et réintroduire des ours dans les Alpes?, dans les Vosges?. Y survivraient-ils MAINTENANT, au milieu des stations de ski qui font aujourd'hui la richesse de ces régions ! Tout le monde sait que non !
De 1937 (dernier ours des Alpes) à 2004, (dernier ours de souche béarnaise) il s'est passé 67 ans.
Les Béarnais sont à féliciter d'avoir su cohabiter avec les ours 67 ans de plus que dans les Alpes ! C'est au prix d'un retard économique de 67 ans, qu'ils ont conservé leurs ours. Les photos, éclatantes d'authenticité, dans notre rubrique "Béarn", corroborent nos affirmations. Cet état de fait ne doit appeler dans l'esprit de tous, qu'un profond respect à leur égard.
A ce titre, c'est avec humilité, que nous nous ressourçons auprés d'eux.
Jacques Vyns :
photographe
animalier.
Denis Vyns :
photographe
- webmaster.
(Rédigé
le 1er
février 2005)
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Copyright
© 2004-2007 Jacques VYNS - Denis VYNS 06 84
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