Des dosages de dioxines dans les sols autour de l'usine d'incinération d'ordures ménagères de Besançon renforcent l'hypothèse d'un lien avec la survenue de lymphomes malins non hodgkiniens.
Une première
étude épidémiologique parue en 2000 avait mis en évidence
un regroupement significatif de lymphomes malins non hodgkiniens autour
de l'incinérateur d'ordures ménagères de Besançon.
Ce résultat
générait une hypothèse : outre la source de contamination
alimentaire bien documentée pour la population générale,
n'y aurait-il pas un risque spécifique pour la population résidant
à proximité d'une usine d'incinération via une exposition
aérienne directe (par inhalation ou contact cutané) ou indirecte
(consommation de denrées alimentaires produites localement) ?
Une deuxième étude épidémiologique parue en 2003 avait permis de définir quatre zones d'exposition croissante aux dioxines autour de l'usine d'incinération et avait mis en évidence que le risque de développer un lymphome malin non hodgkinien était 2,3 fois plus élevé pour les individus résidant dans la zone la plus exposée. Mais ces résultats n'avaient pu être validés suite à l'absence de dosages de dioxines dans les sols.
Une nouvelle étude, récemment publiée dans la prestigieuse revue américaine "Environmental Science & Technologies" permet de répondre à ces deux interrogations et renforce l'hypothèse d'une association entre exposition environnementale à la dioxine et survenue de lymphomes malins non hodgkiniens. De plus, toute autre source, ponctuelle ou diffuse (circulation automobile…) ne peut pas expliquer les résultats obtenus qui montrent sans ambiguïté l'existence d'une unique source d'exposition : l'incinérateur.
Le fichier complet
de l'étude (en
anglais) >>>>.
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Nota : Un résumé de cette étude sera bientôt disponible sur le site du CNIID
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2006
- GEBJ 38
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