Colloque Santé Environnement : L'Appel de Paris
68 experts internationaux s'adressent aux instances Européennes !

Communication de Dany DIETMANN, le 13 novembre 2006
(A transmettre aux médecins et surtout  aux élus)

L'Appel de Paris a recueilli l'adhésion et l'appui de personnalités éminentes telles que les deux Prix Nobel de Médecine français, les Prs François Jacob et Jean Dausset, de nombreux membres des Académies des Sciences et de Médecine parmi lesquels les Prs Jean Bernard, Yves Coppens, François Gros, Lucien Israel, Luc Montagnier, des personnalités médiatiques, humanistes comme Nicolas Hulot, Albert Jacquard, Boutros Boutros-Ghali (ancien secrétaire général de l'ONU).
 

L'Appel de Paris est un document de référence pour les instances européennes.



A l'issue de l'Appel de Paris "SANTE et  ENVIRONNEMENT" du Professeur Belpomme le 9 Novembre 2006, 68 experts  internationaux ont ratifié le mémorandum qui demande aux instances européennes  de mettre en oeuvre 164 mesures pour protéger la santé et surtout réduire le  nombre de déclenchements de cancers.

La mesure N° 145 demande l'INTERDICTION DE LA CONSTRUCTION DE TOUT NOUVEL INCINERATEUR ET DE TOUTE NOUVELLE AUTORISATION DE COÏNCINERATION.


"L'incinération et la coïncinération sont des  procédés de valorisation énergétique des déchets, non discriminants,  insuffisamment rentables économiquement, et de plus très  polluants.

La directive 2000/76/CE du Parlement européen et du  Conseil du 4 décembre 2000 sur l'incinération des déchets vise à fixer des  exigences minimales auxquelles doivent satisfaire les installations  d'incinération et de coïncinération. Elle vise en particulier à limiter les  émissions de certains polluants, tels que les oxydes d'azote (NOx), le dioxyde  de soufre, les métaux dits lourds, les dioxines et les furanes, en  fixant des valeurs limites d'émission (VLE) dans les gaz d'échappement des  incinérateurs ainsi que dans le rejet des eaux usées provenant du nettoyage  des gaz d'échappement, le but étant de réduire le transfert des polluants dans  l'air et dans l'eau.

Cette directive doit être entièrement révisée, car  elle est incomplète, ne permet pas le tri sélectif et le recyclage des  déchets, et surtout est très nocive.

En effet sont tolèrés l'incinération et la  coïncinération des boues de stations d'épuration, des déchets médicaux et  hospitaliers, des bois traités (susceptibles de contenir des composés  halogénés ou des métaux dits lourds), et d'autres déchets dangereux contenant  des substances telles que polychlorobiphényles (PCB), polychloroterphényles  (PCT), chlore, fluor, soufre, métaux dits lourds. En outre le recyclage des  matières secondaires n'est prévu qu'après incinération, c'est-à-dire à partir  des résidus d'incinération, ce qui est très peu rentable  économiquement.

De plus les VLE dans l'air et dans l'eau sont très  insuffisantes et incomplètes.

Ainsi par exemple, dans la directive 2000/76/CE,  aucune VLE n'a été envisagée pour le brome. Or l'incinération de produits  bromés tels que les retardateurs de flamme, est succeptible de dégager des  vapeurs de brome, qui peuvent être à l'origine d'une destruction de la couche  d'ozone stratosphérique.

Enfin les mesures de contrôle sont prévues de façon  non continue pour de nombreuses substances et non prévues pour d'autres. Le  problème de l'incinération ne se résume pas à l'émission de dioxines. De très  nombreuses autres substances toxiques dont les polychlorobiphényles (PCB) sont  également émise et non mesurée de façon directe et  régulière.

L'incinération aveugle des déchets, telle que la  propose la directive 2000/76/CE est donc en l'état extrèmement dangereuse, sans garantie de sécurité sanitaire, polluante pour l'environnement et de plus  insuffisamment rentable économiquement.

Compte tenu des dangers sanitaires et  des dangers environnementaux de l'incinération et de la coïncinération pouvant  se manifester à très longue distance, l'union européenne doit non seulement  réviser complètement la directive 2000/76/CEdu Parlement Européen et du  Conseil du 4 décembre 2000 sur l'incinération des déchets, mais aussi, dans  l'immédiat, interdire formellement la construction de tout nouvel  incinérateur, et veiller à ce qu'aucune nouvelle autorisation de  coïncinération ne soit donnée. Ces interdictions doivent durer tant qu'un plan  de gestion sécurisée des déchets, applicable à tous les états membres de  l'Union, définissant clairement les moyens de collecte, de tri sélectif et de  recyclage, n'aura pas été mis en place, conformément aux propositions de la  commission  contenues dans la communication COM (2005) 666 finale. Un tel  moratoire applicable immédiatement à tous les états membres de l'union est  essentiel, si l'objectif est que l'Union adopte une politique environnementale  à la hauteur du défi de santé publique qui aujourd'hui lui échoit.



Vous pouvez obtenir l'intégralité  du document de 103 pages au prix de 10 € auprès de l'ARTAC : http://www.artac.info/

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2006 - GEBJ 38
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